Article Sud ouest du 20 avril 2015

L’impression 3D s’ancre dans le territoire. Les lieux pour faire imprimer des objets restent rares. Dans l’agglomération, La Poste, la boutique IdeOkub et le fablab Coh@bit le proposent.

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Article d'Objectif Aquitaine du 3 décembre 2014

Comment je suis devenu une poupée

http://objectifaquitaine.latribune.fr/innovation/2014-12-03/comment-je-suis-devenu-une-poupee.html

IMPRESSION 3D

Le scanner numérise la totalité du corps, dans ses moindres détails.
Le scanner numérise la totalité du corps, dans ses moindres détails. (Crédits : Matrix 3D Printer)
Jean-Philippe Dejean  |   –  398  mots
Avoir une réplique absolument fidèle de soi-même au format d’une poupée, c’est possible grâce au scanner 3D Full Body, qui sera présenté demain à Bordeaux par IdeoKub, pour la première fois hors de Paris.

La société bordelaise IdeoKub, spécialisée dans la vente d’imprimantes en trois dimensions, présente jeudi 4 décembre, dans son magasin (29, rue Camille Godard à Bordeaux – à partir de 19 h), un scanner 3D Full Body.

« Ce scanner est à l’extérieur de notre corps ce que le scanner médical classique est à son intérieur. La possibilité de modéliser en 3D, rapidement et extrêmement précisément l’ensemble de notre enveloppe corporelle » précise Olivier Guillon, dirigeant d’IdeoKub.

S’il n’est pas (encore) question de générer un double de soi-même ou de sa star préférée en version vivante, le scanner 3D Full Body va produire un double numérique absolument conforme à l’original.

« Les gens qui viendront demain dans notre magasin pourront se faire scanner de la tête aux pieds et commander une petite figurine » précise Olivier Guillou.

IdeoKube propose déjà la fabrication de bustes en format poupée et conservera en mémoire les corps des curieux qui se feront scanner. Les bustes, répliqués en taille de 10, 15 ou 20 centimètres, sont vendus entre 79 € et 249 €.

Les entreprises aussi

« La taille peut paraître modeste mais c’est de la 3D, en plus de la hauteur, il y a de l’épaisseur, du volume et ça se voit. Les matériaux utilisés sont coûteux. La machine réplique à l’identique les vêtements que vous portez et restitue toutes les couleurs. Il ne s’agit pas d’un de ces appareils biométriques à infrarouges qui photographient des corps nus sous les vêtements dans les aéroports américains », précise Olivier Guillou.

En plus de la santé, du sport ou de la mode, les applications de cette numérisation 3D Full Body sont potentiellement innombrables et intéressent aussi les entreprises, qu’IdeoKub va également recevoir. Encore confiné dans les unités de conception assistée par ordinateur (CAO) des usines, il y a cinq ans, voilà que le prototypage rapide arrive en ville, avec la promesse de devenir un des nouveaux hobbys à la mode, mais aussi une technologie à la portée des entreprises les plus petites.

Cette technologie démontre surtout pour Olivier Guillou que l’on peut désormais numériser et répliquer parfaitement « n’importe quel objet à partir de 40 cm et jusqu’à 200 cm et en quelques minutes ». IdeoKub, qui fait aussi fonction de galerie d’art, forme à l’impression 3D.

Emission de RTL2 du 14 décembre 2014

http://www.rtl2.fr/radio/region/detail/bordeaux.html?currentCategory=A%20l%27affiche&pageIndex=1

On fait un pas dans le futur sur RTL2 Bordeaux avec un outil high-tech, unique en France… Un scanner 3D full body, qui permet de numériser un être humain en 3 dimensions.

Un procédé révolutionnaire qui permet de multiples applications dans les domaines du jeu vidéo, de la chirurgie plastique, de la mode, du design.

À Bordeaux, c’est la société IdeOkub, implantée dans le quartier des Chartrons, qui possède ce scanner 3D révolutionnaire qui permet de réaliser de petites statuettes personnalisées.

Il faut compter entre 45 et 250 €uros la statuette.

Olivier a ouvert un «shop 3D» en septembre, rue Camille-Godard… Une adresse qui regorge d’une multitude d’idées cadeaux pour Noël, comme le stylo 3D, vendu pour une centaine d’€uros.

Article de Rue89 Bordeaux du 13 novembre 2014

http://rue89bordeaux.com/2014/11/limpression-3d-jette-lancre-bordeaux/

Deux boutiques proposant d’imprimer en trois dimensions ont ouvert à Bordeaux, où des start-up se lancent sur ce créneau. La technologie intéresse des particuliers désireux de créer ou de réparer des objets, mais est pour l’heure surtout utilisée par des pros pour leurs maquettes et prototypes.

L’imprimante 3D est-elle un outil révolutionnaire permettant de fabriquer presque n’importe quel objet chez soi, ou un nouveau gadget high-tech pour geeks ? De tels appareils sont en tous cas depuis peu à la disposition du grand public, avec l’ouverture à Bordeaux de deux boutiques, parmi les premières de France dédiées à cette technologie : l’Espace 3D de la Poste, à Mériadeck, et IdeOkub aux Chartrons.

Quand on pousse la porte de ce magasin, rue Camille-Godard, deux imprimantes 3D turbinent. Couche après couche, elles déposent du plastique fondu permettant de reproduire un modèle informatique préalablement enregistré dans la machine. Il s’agit en l’occurrence de pièces reproduisant en miniature une œuvre géante de David Dumas, sculpteur et designer, qui a également conçu spécialement une statuette pour impression en 3D, la Tridi.

« J’aime le fait de pouvoir arriver vite à concevoir un volume, explique l’artiste, qui réalise et expose ce jeudi et jusqu’à dimanche sont travail chez IdeOkub. Chez moi, j’en ai pour plusieurs jours à fabriquer une maquette en inox ou en plexiglas. Là, j’obtiens en quelques heures ce que j’ai dessiné sur mon ordinateur. »

Entrez dans la troisième dimension

Quel est le profil type des clients attirés par la troisième dimension ?

« Pas le quidam qui a cassé une boucle de son sac à dos, c’est un mythe, estime Olivier Guillou, fondateur d’IdeOkub. La réalité, c’est que quand on veut imprimer un objet, il faut d’abord qu’il ait été modélisé par des graphistes 3D, c’est à dire des bacs +5 disposant de logiciels à 20000 euros. Cette prestation se vend, c’est plus compliqué dans un cadre perso. »

La Poste comme IdeOkub travaillent surtout avec des professionnels : architectes, designers ou étudiants réalisant des maquettes, constructeur de maison individuelle faisant cadeau à ses clients d’une petite reproduction de leur futur foyer. Cela répond donc soit à des besoins de communication, soit pour réaliser des prototypes. Ce que confirme Bastien Dupuy, cofondateur de la société D33D, qui travaille auprès du Fab Lab Co@bit de l’IUT de Bordeaux :

« Le seul problème inhérent à cette technologie, c’est de savoir dessiner des pièces. Les avantages ? Réaliser des pièces rapidement par rapport au fraisage-tournage, de consommer moins de matière, car on dépose de la matière plutôt que d’en enlever, et d’avoir une très bonne précision, au dessous du dixième de millimètre. Nous la voyons dans une perspective d’innovation, qui permet de développer des prototypes dans quasiment tous les matériaux, sauf grâce à des fils chargés en bois, en pierre, en bronze… On fait énormément de pièces d’assemblages, on vient par exemple d’aider un particulier qui veut lancer un nouveau modèle de VMC (ventilation mécanique). En France, les gens ne comprennent pas vraiment la finalité de l’impression 3D, beaucoup pensent que ça se limite à faire des petits jouets… »

 

Olivier Guillou espère multiplier les enseignes IdeoKube partout en France (SB/Rue89 Bordeaux)

Sabre de Dark Vador et camion teuton

Mais l’intérêt existe, et la technologie n’est pas totalement inaccessible à M. Tout-le-monde, grâce à certains modèles librement disponibles en ligne, et à des logiciels comme Sketchup (gratuit) ou Autocad, utilisé par les architectes. L’imprimante 3D permet alors de matérialiser certaines idées :

« Un jeune est reparti tout fier avec son sabre laser de Dark Vador, poursuit Olivier Guillou. Mais c’est idiot de reproduire des objets que l’on trouve pour rien dans le commerce, comme une coque de téléphone portable. J’ai en revanche eu un plaisancier qui a dépensé 180 euros pour reproduire le raccord de gonflage pour l’annexe de son bateau. Cela peut paraître un peu excessif, mais certains sont prêts à aller loin pour lutter contre l’obsolescence programmée et continuer à utiliser leurs vieux objets. »

C’est ainsi que l’envisage Marie-Astrid, « s’il manque une pièce pour réparer une fenêtre, par exemple ». Cette cliente de la Poste vient à Meriadeck pour découvrir le fonctionnement d’une imprimante avec son fils de 11 ans, Pierre-Adrien, « féru de nouvelle technologie, qui modélise déjà des petits fichiers en 3D et envisage des études d’horloger ».

Voir la 3e Révolution Industrielle en 3D

Depuis son ouverture, le premier Espace 3D de La Poste hors région parisienne attire ainsi les badauds, à défaut d’une foule de clients…

« L’impression 3D, confirme Nathalie Talou Kolesnik, conseillère numérique de l’agence, est souvent perçue comme une façon de recréer des pièces détachées introuvables dans le commerce : des lamelles de rideau, une poignée de four cassée… Nous avons ainsi eu un collectionneur de maquettes de camions allemands, qui a reproduit un rétroviseur manquant dans la boîte achetée d’occasion. »

Le client doit théoriquement avoir modélisé son objet, la Poste ne proposant pas encore ce service, ni de scanner 3D – contrairement à IdeoKub, où on peut par exemple photographier le buste d’une personne pour en faire une statuette. L’entreprise publique offre elle à ses clients la possibilité de personnaliser une bague plastique (7,20 euros) ou de réaliser un bijou en argent à partir d’un dessin d’enfant, par exemple (189 euros).

Nathalie Talou Kolesnik, conseillère numérique 3D à la Poste, présente quelques objets sortis des imprimantes (SB/Rue89 Bordeaux)

Dans ce cas, l’agence bordelaise sous-traite cette commande à d’autres sociétés, car elle ne dispose à Meriadck que d’une imprimante sortant des objets (de 12 cm maxi), utilisant de l’ABS (une matière plastique). Or l’impression, comme on l’a vu, peut fonctionner avec tous types de matériaux, y compris du bois ou du carton, par stratoconception (des contre-formes permettant par exemple de transporter des objets fragiles).

« On joue un rôle de conseil pour aiguiller les clients en fonction de leurs projets, de leurs budgets et des matériaux qu’ils souhaitent employer, souligne Nathalie Talou Kolesnik, pour qui La Poste est ainsi parfaitement dans son rôle : nous avons été les premiers à proposer des photocopieuses dans les années 80, nous nous positionnons sur ce que beaucoup considèrent comme la Troisième Révolution industrielle. »

Le made in France dans la peau

C’est le cas de l’essayiste américain Jeremy Rifkin, selon lequel l’imprimante 3D inaugure une société plus écologique de « prosommateurs » (contraction de producteur et consommateur), qui permettra de relocaliser nos activités. D’autres critiquent ce délire technolâtre, comme l’ingénieur bordelais Philippe Bihouix, car l’impression 3D ne représentera jamais selon eux qu’une part infime des produits manufacturés.

Pour l’heure, « on est au début de l’histoire », reconnaissent les acteurs bordelais du secteur. Mais Olivier Guillou, qui vend également des imprimantes (à partir de 458 euros) perçoit un intérêt grandissant, par exemple du côté d’établissements scolaires qui lui ont acheté des machines. Et il mise sur le développement du secteur, puisque son ambition est de déployer un réseau de points de vente franchisés en France.

D’autres sociétés bordelaises sont en pointe dans ce domaine. C’est le cas de Poietis, lancée par un chercheur du laboratoire de bio-ingénierie tissulaire (unité mixte Université de Bordeaux – Inserm), qui a mis au point d’une technologie unique au monde, l’impression 3D de tissus vivants par laser.

Actuellement made in China, les imprimantes 3D commencent elles aussi à être fabriquées en France, notamment chez D33D, qui, à partir de 1800 euros propose des modèles « de makers pour les makers » (sic), et « open source » : « On vient de cet univers là, indique Bastien Dupuy. Toutes les pièces sont changeables à l’unité, et il est possible de faire évoluer la machine ». Qui peut-elle même être reproduite en 3D, « à l’exception du moteur et de la carte mémoire ». Vertige ou mirage, l’avenir le dira.

Article de 20 Minutes du 2 décembre 2014

http://www.20minutes.fr/bordeaux/1492867-20141202-bordeaux-scanner-3d-full-body-presente-jeudi-vendredi#

TECHNOLOGIE La société IdeOkub, implantée depuis quelques mois à Bordeaux, crée l’événement cette semaine en présentant un scanner capable de modéliser une personne de la tête aux pieds…

Bordeaux: Un scanner 3D «Full Body» présenté jeudi et vendredi

Le Body Scanner de la société Matrix-3D Printer
Le Body Scanner de la société Matrix-3D Printer – Matrix3DPrinter

Mickaël Bosredon

Un des tout premiers scanner 3D «Full Body», le Body Scanner 3D de la société Matrix-3D printer, sera présenté pour la première fois en province, jeudi 4 et vendredi 5 décembre à Bordeaux. C’est la société bordelaise IdeOkub, installée dans le quartier des Chartrons, qui est derrière cet événement. «Cette machine exceptionnelle est capable de scanner une personne entièrement, ou un objet volumineux, explique Charley Giron, de la société IdeOkub, alors que la majeure partie des scanners ne peuvent copier que de petits et moyens formats.»

Le Body Scanner 3D peut restituer des sujets ou des objets allant jusqu’à 2 mètres de hauteur. Il n’a été présenté qu’une seule fois en France au grand public, lors du 3D Print Show à Paris, le premier salon national dédié à l’impression 3D.

Seulement quelques minutes pour une restitution à l’écran

Le sujet s’installe sur une plateforme rotative, et tourne durant environ trois minutes. «Le scan est tout simplement relié à un ordinateur, sur lequel on peut retoucher l’image, ou brancher une imprimante pour une impression 3D», explique Sylvain Jin, chef de projet 3D chez Matrix 3D-printer, basée à Gemenos (Bouches-du-Rhône). Une imprimante 3D peut ensuite fabriquer le sujet, en couleur et dans des tailles variables.

«Nous ferons des démonstrations, et il est possible que nous réalisions des tests avec des personnes du public, si les conditions le permettent», précise Charley Giron. Le vendredi 5, une présentation sera consacrée aux industriels de la région, pour leur montrer les applications possibles du body-scanner. Il peut être utilisé dans les domaines du jeu vidéo pour la création d’avatars, de la chirurgie plastique, de la mode, du design… «Nous avons actuellement un projet pour créer des copies de mannequin qui seraient installées dans les vitrines de certaines enseignes de mode, détaille Sylvain Jin. Des salles de sport sont aussi intéressées pour montrer aux clients l’évolution du travail réalisé sur leur corps.»

Des goûters 3D pour les enfants

Créée en juillet 2014 par Olivier Guillou, IdeOkub a ouvert un «shop 3D» en septembre, rue Camille-Godard, où elle commercialise toute une gamme d’imprimantes 3D, allant de 458 euros à 3.500 euros. On y trouve aussi pour une centaine d’euros le tout nouveau  stylo 3D, qui permet de s’initier en douceur à l’impression 3D, et de réaliser de petits objets. On peut aussi s’y rendre avec son projet, sous forme de fichier numérique ou d’objet, qui sera réalisé sur place, ou envoyé chez l’un des partenaires de l’entreprise lorsqu’il devient complexe ou qu’il nécessite des matériaux particuliers.

«Nous proposons également des séances de formation et du conseil, aux professionnels comme aux particuliers» insiste Charley Giron. IdeOkub se veut enfin un lieu d’accueil d’événements. «Nous avons fait venir récemment un artiste bordelais, David Dumas, qui a imprimé en live une réplique d’une de ses sculptures monumentales. Le mercredi après-midi, nous organisons des goûters 3D pour les enfants, afin de les former à cette nouvelle technologie.»

Pour 2015, la société souhaite créer une franchise IdeOkub, et s’implanter dans plusieurs grandes villes.

Présentation du scanner 3D «Full body» au public jeudi 4 décembre à 19h, 29, rue Camille Godard. Entrée libre.

Article de Sud Ouest du 11 septembre 2014

http://www.sudouest.fr/2014/09/11/imprimeur-de-l-an-2014-1667758-2780.php

Imprimeur de l’an 2014

Olivier Guillou a ouvert la première boutique bordelaise consacrée à l’impression 3D. Il vend du matériel mais initie aussi le public à ce nouvel univers.

Imprimeur de l’an 2014
Olivier Guillou, 46 ans, estime que l’impression 3D va complètement changer notre manière de consommer. © Photo

PHOTO CLAUDE PETIT

 

LAURIE BOSDECHER

l.bosdecher@sudouest.fr

Entrer dans le magasin d’Olivier Guillou donne une drôle d’impression. Sur des palettes de chantier en bois, des machines hypersophistiquées sont en action, alimentées par des bobines de filaments à base d’amidon de maïs colorés. L’une des imprimantes 3D est en train de fabriquer un vase bleu. Une autre prépare de petites lettres.

L’ex-Parisien, Bordelais depuis cinq ans, est le premier à ouvrir une boutique entièrement consacrée à l’impression en trois dimensions à Bordeaux. « Ideokub est plutôt un concept store », avance-t-il.

Dans l’ancienne mairie de quartier, au 29, rue Camille-Godard, au cœur du quartier des Chartrons, le quadragénaire a imaginé un lieu assez atypique. Passons derrière les machines. Sur la table basse d’un petit salon, trônent deux livres, « L’Impression 3D pour les nuls » et un autre intitulé « Fab Lab ». « On ne se rend pas encore bien compte de ce que va apporter cette technologie. Aujourd’hui, l’impression 3D fait surtout rêver. Le passage à l’acte est plus compliqué. Je veux démocratiser ce nouvel univers », explique Olivier Guillou.

Objets de petite taille

Le commerçant, qui a ouvert il y a quelques jours Ideokub, accueille deux types de public dans son espace. Les professionnels, comme des designers ou des artistes, souhaitant réaliser des prototypes de leurs projets y sont les bienvenus. Les particuliers peuvent également faire imprimer de petits objets. Deux solutions pour eux : venir avec des fichiers du produit qu’ils souhaitent imprimer ou avec des objets à scanner.

« Je suis là pour montrer comment ça marche, faire de la pédagogie et sensibiliser le grand public à l’intérêt de l’impression 3D », insiste le professionnel. Sur place, on peut acheter sa propre imprimante, tout le matériel nécessaire qui va avec et apprendre à se servir de ces machines. Les premiers prix sont à 700 euros, les plus élevés à 3 500 euros.

« On peut aussi faire appel à mes services pour les premiers secours : changer une buse quand elle est bouchée. Je donne des conseils techniques. Bref, j’épaule. » Ancien consultant dans le tourisme puis l’immobilier, Olivier Guillou, bidouilleur dans l’âme, a, à ses côtés dans la boutique, un ingénieur électronicien.

En contact avec plusieurs chefs d’entreprise locaux fabricant des imprimantes 3D ou des objets à partir de ces appareils, il espère « mettre en musique tout ce petit monde ». Et pourquoi pas, faire de son concept store un lieu ressource pour les passionnés, étudiants, particuliers, bricoleurs en tout genre. « Je pense qu’on peut travailler ensemble, estime-t-il. Il y a plein de choses à inventer. »

Goûters 3D pour les enfants

Olivier Guillou souhaite aussi lancer des goûters 3D pour apprendre aux enfants à se servir des stylos 3D, des crayons électriques équipés de buses et qu’on alimente avec des filaments en amidon de maïs. Avec un peu d’exercice et en s’aidant d’une maquette, pour ne pas déborder, on peut dessiner, comme le font les imprimantes, des cubes, des lunettes ou des lettres en trois dimensions avec ces outils.

« Je suis pour l’instant dans une petite niche. Mais ce marché a beaucoup de potentiel, assure-t-il. Quelque part, je fais la même chose que les boutiques qui font des photocopies en y ajoutant une autre dimension. » Le quadragénaire espère, si son concept fonctionne, ouvrir rapidement d’autres Ideokub partout en France.

Article de Bordeaux 7 du 9 octobre 2014

http://www.bordeaux7.com/bordeaux-actu/49-actu/12657-2014-10-08-18-37-23

Se faire tirer le portrait, c’est bien mieux en3D !

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Jeudi, 09 Octobre 2014 05:00

« J’ai l’impression d’être dans un film futuriste », sourit Mylène, jeune femme de 25 ans.

 

Assise sur un fauteuil, elle observe du coin de l’oeil la technicienne qui, armée d’une tablette tactile, tourne autour d’elle afin de scanner sous tous les angles et dans les moindres détails la partie haute de son corps. Dans une à trois heures, Mylène disposera d’une petite figurine d’elle-même, un buste « mini-moi » de 3 cm de hauteur. « Je trouve ça marrant, ajoute-t-elle. C’est impressionnant mais aussi quand même très bizarre…»
Depuis hier et jusqu’à samedi, le centre commercial Carrefour de Mérignac accueille au milieu de ses rayons un stand d’impression en 3D. Pour une somme comprise entre 49 et 229€, selon la taille de la reproduction (de 3 à 9 cm), les clients peuvent donc acheter leur buste « mini-moi », voire même leur « mini-moi » complet, des pieds à la tête, pour 79 à 199€ (11 à 20 cm).

Une technologie d’avenir
Si les clients portent un regard amusé sur ce gadget high-tech, la technologie utilisée est tout ce qu’il y a de plus sérieux. Pour réaliser ces « mini-moi », Fabzat, société béglaise créée en février 2013 et spécialisée dans l’impression en trois dimensions, a été sollicitée.
Pour créer la petite figurine, une imprimante 3D est utilisée : « le modèle est scanné puis découpé en fines tranches d’une dixième de millimètres, explique Florent Pitoun, le fondateur et Pdg de Fabzat. Ces tranches sont envoyées à l’imprimante que les imprime dans un matériau en résine minérale puis les agrège. A la fin, on a un objet solide en trois dimensions.» Après une rapide finalisation à la main, le « mini-moi », en tout point conforme au modèle original, est prêt.
A l’origine réservée au secteur industriel, cette technologie encore très récente s’ouvre progressivement au grand public. Si Fabzat est spécialisée dans le secteur des loisirs, notamment les jeux vidéo, avec la possibilité de matérialiser en 3D des éléments virtuels d’un jeu, les applications de ces imprimantes 3D sont nombreuses et ouvrent des perspectives sans limites : « on peut par exemple faire du remplacement de pièces défectueuses ou, dans l’univers médical, créer des prothèses, poursuit Florent Pitoun. Récemment, nous avons fait une pièce qui était introuvable car elle ne se faisait plus pour une vieille Porsche.»
Pionnière sur « un marché en pleine explosion », Fabzat ne compte que deux concurrents dans le monde (deux aux Etats-unis et un en Angleterre). Preuve du potentiel de ce secteur d’activité, Xavier Niel, le patron de Free bien connu pour son sens des affaires, est entré récemment dans le capital de l’entreprise béglaise…
Le grand public, lui, apprend à s’habituer à cette technologie. Ainsi, il n’est sans doute pas inutile de rappeler que le scan ne pardonne pas… « Si vous avez un gros bouton sur le nez, il apparaîtra sur celui du « mini-moi » », glisse le Pdg de Fabzat. A bon entendeur… •

Une boutique spécialisée aux Chartrons 

Si Fabzat n’est pas une entreprise qui traite directement avec les particuliers, une boutique spécialisée dans l’impression en 3D accueille déjà le grand public à Bordeaux. Située 29 rue Camille-Godard, Ideokub est un concept-store où il est possible de faire imprimer les petits objets de son choix. On peut également y obtenir des renseignements et même acheter directement son matériel pour imprimer en 3D à la maison !

Olivier Saint-Faustin

Photo : Une jeune femme se fait scanner. Dans quelques heures, elle obtiendra son « mini-moi » © OSF